Conjoncture économique
La Jordanie est classée par la Banque Mondiale comme un ”pays aux revenus moyens faibles”. C'est un petit pays avec des ressources naturelles limitées. Des réformes économiques récentes visant à libéraliser le commerce et à attirer les investissements ont permis à la Jordanie d'afficher de bonnes performances. Le taux de croissance du PIB s'est maintenu à environ 6% jusqu'en 2007. La pauvreté, le chômage (environ 12%) et une importante dette extérieure demeurent les principaux obstables du pays. L'économie jordanienne reste vulnérable aux chocs externes et aux troubles régionaux. Elle est aussi très dépendante des aides extérieures. Sur l'année 2007, son déficit budgétaire s'est élevé à plus de 8% du PIB. Cela est principalement dû à l'augmentation des subventions aux produits alimentaires et énergétiques, associée à une baisse de l'aide internationale.
La Jordanie n'a été que peu affectée par la crise financière de 2008 et le pays a subi un ralentissement modéré de l'économie en 2009. La baisse des cours des matières premières et des produits alimentaires de base en 2008 a permis de relancer la consommation. Celle-ci s'est cependant contractée en 2009 à cause d'une diminution des transferts d'argent de la main d'oeuvre émigrée dans les pays du Golfe, affectée par le ralentissement économique. Dans un contexte de crise économique mondiale, les exportations ont également diminué en 2009.
Principaux secteurs d'activité
L'agriculture représente environ 2% du PIB. Le manque d'eau constitue un obstacle au développement de l'agriculture. Les principales récoltes sont le blé, l'orge, les lentilles, les tomates, les aubergines, les agrumes, les olives et les raisins. Les phosphates et le potassium sont les seules ressources naturelles du pays. Le secteur manufacturier est plutôt limité et dominé par les textiles, secteur actuellement en crise à cause de la concurrence internationale.
L'industrie et l'exploitation minière contribuent à environ 30% du PIB. Le gouvernement encourage les secteurs des nouvelles technologies de l'information et du tourisme.
Le secteur tertiaire contribue aux deux tiers du PIB. La Jordanie est particulièrement active dans le domaine des technologies de communication et des services financiers. Les secteurs de la distribution et des infrastructures touristiques contribuent aussi de manière importante au PIB, bien qu'ils aient connu un ralentissement en 2007, enregistrant une croissance de 5% contre 6,5% en 2006. Les secteurs de la construction et des transports sont en plein essor.
Commerce extérieur
La Jordanie est très ouverte au commerce extérieur. La part du commerce extérieur dans le PIB du pays est d'environ 135%. Elle affiche cependant un déficit structurel de la balance commerciale, lié à sa dépendance vis-à-vis des matières premières. La Jordanie est membre de l'OMC et le pays a signé un accord de libre-échange avec les Etats Unis en décembre 2001 qui supprime les droits de douane sur la majorité des biens et services d'ici 2010. La Jordanie a aussi signé un Accord d'Association avec l'UE. Ses trois principaux clients sont les Etats Unis, l'Irak et l'Inde. Les biens principalement exportés sont les accessoires d'habillement et de vêtement, les engrais, les produits pharmaceutiques, et les végétaux comestibles. Ses trois principaux fournisseurs sont l'Arabie Saoudite, la Chine et l'Allemagne. La Jordanie importe principalement des carburants minéraux et du pétrole, des véhicules, des machines et des équipements électriques et électroniques.
© Export Entreprises SA, tous droits de reproductions réservés.
Dernières mises à jour en Septembre 2010