Conjoncture économique
L'économie panaméenne, qui connaissait déjà, avant la crise financière internationale, le taux de croissance le plus élevé d'Amérique Latine (du fait des travaux d'élargissement du canal, ainsi que du développement de la zone libre de Colon, du secteur bancaire et de l'immobilier) a plutôt bien résisté à la crise financière internationale, le sensible ralentissement de l'activité ayant interrompu la tendance à la surchauffe. Après avoir affiché une croissance de 3% en 2009, l'économie panaméenne a rebondi pour atteindre 6,2% de croissance en 2010 puis 7,4% en 2011, stimulée par la reprise des échanges internationaux et la hausse des investissements publics.
Parallèlement aux grands projets d'infrastructure et de développement (gratte-ciel, autoroute, élargissement du canal et la construction d'un 3ème jeu d'écluses, construction d'un nouveau port sur le Pacifique et assainissement de la baie de Panama), le gouvernement a lancé un plan stratégique quinquennal 2010-2014 en vue d'accroître les ressources de l'état et de réduire la dette publique. Le cadre fiscal à moyen terme prévoit une réforme de la législation fiscale et un renforcement de l'administration fiscale. Le président souhaite également gommer la réputation de "paradis fiscal" qu'a le Panama, et a déjà progressé dans ce domaine: le pays a obtenu le grade d'investissement auprès de différentes agences de notation; et l'OCDE a reclassé le pays de la "liste noire" à la "liste grise" des paradis fiscaux non coopératifs.
Les recettes du Canal représentent 10% du PIB et les activités portuaires et logistiques 20%.
Malgré les nets progrès réalisés, la pauvreté touche encore 30% de la population et les inégalités sont parmi les plus fortes d'Amérique Latine. Le taux de chômage, estimé à 5,5% en 2010, est en baisse, mais l'emploi informel concerne toujours plus de 40% de la population active. L'inflation a atteint 5,5% en 2011.
Principaux secteurs d'activité
L'agriculture représente 5% du PIB et emploie environ15% de la population active. Les principales productions du Panama sont les bananes et autres fruits, les légumes, le maïs, le sucre, le riz, le café, le bois de construction, l'élevage du bétail et des crevettes. Le Panama dispose de ressources naturelles limitées : bois de construction, cuivre et or.
Le secteur industriel est modeste et contribue seulement à 15% du PIB. Les activités industrielles principales se basent sur la préparation industrielle des aliments, de produits laitiers, le raffinage du sucre, la fabrication de vêtements, les produits pétroliers, les produits chimiques, le papier et ses dérivés, l'impression, la fabrication de meubles et la construction.
Le secteur tertiaire, qui assure près de 80% du PIB et emploie les deux tiers de la population active, est le vrai moteur de l'économie du pays. Il concerne : les finances, l'assurance, la santé et le médical, les transports, les télécommunications, les services maritimes, le tourisme, la zone franche de deux points, l'administration publique et le commerce. La Zone Libre de Colon, établie en 1953, est un centre d'investissements étrangers dans l'industrie manufacturière.
Commerce extérieur
Le Panama est un pays orienté principalement vers l'exportation. La Zone Libre de Colon, qui est la 2ème plus grande zone de libre-échange du monde derrière Hong-Kong, démontre l'ouverture du pays au commerce extérieur. La part du commerce extérieur dans le PIB du pays etait de plus de 25% en 2011. Le Panama exporte principalement des produits de la pêche et de la mer, des bananes, des produits pétroliers, du sucre et du café. Les principaux clients du pays sont les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne, l'Italie et Singapour.
Le Panama importe essentiellement des biens d'équipement électriques et électroniques, du pétrole brut, des produits alimentaires, des produits chimiques, des véhicules et des produits pharmaceutiques. Les principaux fournisseurs du Panama sont les Etats-Unis, le Japon, le Costa Rica, le Mexique et la Chine.
La balance commerciale du Panama est structurellement très déficitaire, déficit qui a tendance à s'aggraver ces dernières années.
Fondée sur les services et l’ouverture internationale, l’économie panaméenne demeure structurellement, en 2012, très dépendante de la conjoncture internationale et de la demande mondiale.
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Dernières mises à jour en Mai 2012