Conjoncture économique
Depuis le début des années 1990, les gouvernements successifs ont favorisé une politique économique libérale pour privatiser les entreprises détenues par l’Etat. Suite à son adhésion à l'Union Européenne en janvier 2007, la Roumanie a commencé une nouvelle phase de croissance économique avec des investissements étrangers substantiels. Comme beaucoup de pays de l'ancien bloc soviétique, son économie s'est transformée en économie de marché. Le PIB a cru à un rythme régulier et une classe moyenne s'est développée. La Roumanie est ainsi devenue le deuxième pays le plus dynamique de la région après la Pologne. Le taux de chômage, qui était relativement bas avant la crise financière, augmente depuis 2008 et se situait en 2011 à 7,2%. La Roumanie affiche l'une des dettes publiques les plus basses de l'UE (environ 35% du PIB) et une inflation stabilisée a 4,6% en 2011.
Cependant, bien qu'elle jouisse d'un potentiel important, en raison notamment de terres agricoles riches et d'une main-d’œuvre instruite et qualifiée, la Roumanie reste l'un des plus pauvres pays européens, avec un taux de pauvreté de l'ordre de 6% de la population. Du fait de la crise financière, la Roumanie a subi un fort ralentissement de l'activité économique, en particulier dans le secteur automobile qui est largement tributaire des commandes extérieures. La Roumanie est entrée en récession en 2009 - 2010. Le pays, qui a réussi à ramener son déficit public à 4,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2011, espère passer sous la barre des 3% en 2012. Le pays devrait retrouver le chemin de la croissance avec une prévision de +1,8% en 2012.
La Roumanie maintient son objectif d’intégrer la zone euro en 2015.
Principaux secteurs d'activité
L'agriculture représente près de 7% du PIB de la Roumanie et emploie 28% de la population active du pays. Les principales ressources et productions agricoles en Roumanie sont les céréales, les betteraves à sucre et les pommes de terre. Toutefois, le rendement reste très bas en comparaison avec les capacités du pays. Environ 25% du pays est couvert de forêts (particulièrement autour de la Transylvanie) et l'industrie du bois se développe très rapidement.
Le secteur industriel représente 37,3% du PIB et emploie près d'un tiers de la population active. Historiquement, les entreprises manufacturières et le secteur industriel représentent la colonne vertébrale de l'économie roumaine. C'est pourquoi de nombreux investissements directs étrangers sont réalisés dans l'industrie lourde (métallurgie, acier), la fabrication de pièces pour véhicules de transport, le bâtiment et la construction, le raffinage pétrolier et le textile. Cependant, les nouvelles technologies se sont largement développées ces dernières années grâce à la disponibilité de plus en plus grande d'une main d’œuvre hautement qualifiée dont les charges salariales sont moins élevées que la moyenne européenne.
L'économie de la Roumanie est principalement axée sur les services, qui représentent 55,7% du PIB et emploient 39% de la main d'oeuvre nationale. Le tourisme, en particulier, est en plein essor.
Commerce extérieur
Les exportations roumaines ont augmenté de près de 30% entre 2006 et 2008. Les importations ont suivi la même tendance mais avec un volume deux fois plus élevé (presque 60% d'augmentation). Cela montre que la Roumanie reste très dépendante de ses importations. La crise économique mondiale a accentué le déficit de la balance des paiements en 2009, qui a atteint 12 milliards EUR, soit une augmentation de 15% sur un an. De plus, les principaux partenaires de la Roumanie étant eux-mêmes en difficulté économique, le niveau des exportations a baissé parallèlement.
Les principaux partenaires commerciaux de la Roumanie pour ses exportations sont l’Allemagne, l'Italie, la France et la Turquie. Les exportations sont principalement composées de produits industriels. En 2010 et en 2011, les exportations et importations du pays ont progressé, témoignant d'une reprise globale. Malgré tout, le déficit de la balance commerciale du pays n'est pas pour autant résorbé et ce déficit devrait rester présent en 2012.
Les principaux fournisseurs de la Roumanie sont l'Allemagne, l'Italie, la Hongrie et la France. Les importations sont en forte hausse depuis 2011. Cette croissance s’explique essentiellement par les besoins de l’activité industrielle orientée vers l’export. Ainsi, ce sont les importations d’équipement électriques et mécaniques et de produits métalliques qui connaissent les plus fortes croissances (respectivement +27% et +34%), alors que les importations de biens de consommation perdent du terrain.
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Dernières mises à jour en Mai 2012